Ainsi va la vie
Tu as donc traversé la vie
Sous l’aile d’anges protecteurs
T'épargnant presque tout facteur
Déplorable qui asservit.
Le temps passe et tu es toujours
Porté par le vent de la chance,
Y compris là où la malchance
Menace durant de longs jours.
On vit, on pense, on se résigne,
Chacun croit suivre son dessein,
Mais le bonheur d’un est chagrin
Pour l’autre, pris dans sa consigne.
Elle est bien étrange la vie :
Tu peux voguer vers l'espérance,
D'autres vers la désespérance ;
Toi tu vis où l'autre survit.
Il en va ainsi de la vie :
Quel que soit le masque ironique,
Tout semble normal et logique
Qu'on l'ait voulu, qu’on l’on ait subi.
On vit, on pense, on se résigne,
Chacun croit suivre son dessein,
Mais le bonheur d’un est chagrin
Pour l’autre, pris dans sa consigne.
Murmure au lecteur.
« On a tous, un jour, regardé le ciel en se demandant pourquoi les chemins sont si différents pour les uns et pour les autres.
Il y a ceux qui traversent l’existence comme s’ils étaient portés par une aile protectrice, et ceux qui, juste à côté, luttent pour ne pas sombrer.
Le constat que ce poème met en lumière, c'est l’histoire de ce miroir parfois cruel entre nos chances et nos épreuves.
Parce qu’au bout du compte, quel que soit le masque que l’on porte… ainsi va la vie... qu'on l'ait voulu ou qu'on l'ait subi. »